Episode 16: The Destiny

By Leakhena Roeun

Sokhom, a 55-year-old woman, lives in the White Building. She has been a fortuneteller for 30 years since she moved from Site 2 Refugee Camp, but her living situation isn’t getting any better. Sokhom earns barely enough a day to support her grandsons and daughter. She needs to do laundry to supplement her income and pay back her debts. As a fortuneteller she foresees other people’s life stories, but cannot predict her own future. A Chinese medium had predicted a long time ago that she would become a fortuneteller but would not be rich. She did not want to believe it at first but now, to her, being a fortuneteller is set to be her destiny.

About Leakhena Roeun, Director of the film:

Leakhena Roeun, 24, born and living in Phnom Penh, graduated from Pannasastra University of Cambodia (PUC) majored in Mass Media and Communication. Because of her strong interest in cinema, she joined the Multimedia Project: “Training, Production and Diffusion” at Bophana Audiovisual Resources Center in 2014.

She believes that a documentary film is a piece of art and a potential communication tool to raise awareness about social issues in Cambodia. Her dream is to become a filmmaker and to produce quality films that will contribute to the development of Cambodia. The Destiny is her third short documentary film.

Episode 15: Chez moi au cimetière

Par Phally Ngoeum

Sarann, une mère de 54 ans, vit dans un cimetière avec son fils et sa cousine après avoir été chassés de leur terrain et de leur maison, en même temps que 59 autres familles. Après leur expulsion, son mari est tombé en dépression, puis gravement malade, avant de mourir, les laissant seuls elle et son fils souffrant. Sarann ramasse et vend des ordures pour 50 centimes ou moins par jour, ce qui lui permet à peine de gagner de quoi survivre. Afin d’acheter des médicaments pour son fils, elle nettoie également les tombes d’autres familles et lave la vaisselle à la pagode, d’où elle ramène un peu de nourriture à son fils. Elle dit : « Il n’y a aucune issue ».

A propos de Phally Ngoeum, Réalisatrice du film :

Phally Ngoeum, 26 ans, a commencé à travailler au Centre Bophana en tant que coscénariste et assistante réalisatrice de « The Storm Makers » fin 2011, après avoir terminé sa Licence en gestion des médias. En 2014, elle rejoint la formation professionnelle d’un an pour les futurs réalisateurs organisée par le Centre Bophana. Elle s’intéresse particulièrement à la difficile condition des femmes au Cambodge et à leur combat pour l’émancipation. En mars 2016, Phally est allée en Suisse, avec d’autres jeunes réalisateurs du Centre Bophana qui ont également réalisé des films dans le cadre de One Dollar, pour un programme d’échange entre des étudiants en cinéma du Cambodge et de la Suisse.

Episode 14: Les Choix dans la vie

Par Phally Ngoeum

Yem Thol, une femme de 56 ans, vit dans le White Building à Phnom Penh après avoir survécu au régime Khmer rouge. Elle gagne sa vie en faisant de la broderie traditionnelle khmère avec sa fille Chandin, touchant seulement un maigre salaire.

La broderie est un art qui s’est transmis de génération en génération au Cambodge. Malgré la dureté de la vie quotidienne en tant que brodeuse, Yem Thol défend l’importance de préserver cette culture, tandis que sa fille Chandin, lourdement endettée et incapable de nourrir sa famille correctement, travaille en ville la nuit.

Pour les Cambodgiens de la génération de Yem Thol, la broderie représentait la beauté et la valeur de la femme, mais la génération de Chandin a des doutes. Le film montre la réalité d’une famille illustrant le pouvoir de l’argent dans les choix que chacun doit faire pour la survie.

A propos de Phally Ngoeum, réalisatrice du film:
Phally Ngoeum, 26 ans, a commencé à travailler au Centre Bophana comme co-scénariste et assistante réalisatrice de "The Storm Makers" fin 2011, après avoir terminé sa Licence en gestion des médias. En 2014, elle rejoint la formation professionnelle d’un an pour les futurs cinéastes organisée par le Centre Bophana. Elle s’intéresse en particulier à la condition difficile des femmes au Cambodge et à leur combat pour l’émancipation.

Episode 13: Gâteaux

Par You Y Ly

Phal Srey vit avec ses enfants dans un temple à Phnom Penh. Son mari qui travaille en province, lui envoie quasiment pas d'argent. Quand elle était jeune, elle n'a pas eu la chance de pouvoir étudier. Alors, son engagement est d'envoyer tous les jours ses enfants à l'école. Pour cela, elle vend des gâteaux dans la rue depuis maintenant 20 ans. Elle travaille toute la journée et gagne difficilement assez pour acheter un peu de nourriture et payer l'eau et l'électricité. Quand elle n'arrive pas à vendre tous ses gâteaux, elle les offre à ses voisins.

A propos du réalisateur:
You Y Ly a 24 ans. Après avoir été diplômée de l'Université Royale de Phnom Penh, elle a travaillé comme stagiaire dans une organisation locale pour jeunes réalisateurs de courts-métrages. Cette année, elle a intégré le programme de formation de réalisation de films du Centre Bophana. "Gâteaux" est son premier film. Elle a été sélectionnée pour une bourse d'étude et étudie maintenant en Allemagne pour un Master dans les médias internationaux.

Episode 12: Le faucheur d'herbe

Par Phanith Chhum

Sho est un père de 45 ans originaire de la province de Prey Veng qui vit aujourd'hui avec son fils le long de l'ancienne voie du chemin de fer à Phnom Penh. En vendant 10 à 20 bouquets d'herbe par jour, il peine à gagner entre 2 et 4 dollars. Il a laissé sa femme et son second fils à Prey Veng, et ne peut se permettre d'envoyer ses enfants à l'école. Il constate : « nous vivons en mangeant les choses que les gens riches mettraient à la poubelle »

A propos du réalisateur
Phanith a 25 ans. Il a déjà travaillé comme assistant producteur dans le secteur de la télévision. Cette année, il a participé à la formation de Réalisation de films du Centre Bophana. Le faucheur d'herbe est son second film.

Episode 11: Chaussures

Par Doeurn Chev

Sophea, jeune garçon de 13 ans, vit avec sa famille dans le White Building à Phnom Penh. Son père répare des chaussures et sa soeur vend des oeufs, tous les deux dans la rue pour nourrir toute la famille. Avec quelques dollars que sa famille gagne par jour, le père ne peut même pas se permettre de prendre son petit-déjeuner - sans parler de l'éducation de ses enfants. Sans argent, Sophea ne peut pas aller à l'école bien qu'il porte son uniforme tous les jours. Pour gagner de l'argent afin de pouvoir étudier, Sophea joue au "jeu des chaussures" avec les enfants du voisinage.

Episode 10: Trois jours de plus

Par Chanrado Sok

Yey Lon, une veuve de cinquante-huit ans, vit avec son fils dans une minuscule chambre mezzanine sur le toit d’un immeuble de Phnom Penh. Son fils ne travaillant pas, elle peine à gagner suffisamment pour les faire vivre tous les deux. Elle passe ses journées à faire les lessives dans différents foyers et elle est appelée pour faire des massages de guérison à domicile pour des patients malades. Malgré ses efforts elle gagne moins de deux dollars par jour en moyenne. Le prix du loyer augmentant, elle est quotidiennement menacée d’expulsion par le propriétaire. Les médicaments qu’elle doit acheter pour son fils lui coûtent également cher. Avec l’âge, ses forces s’amenuisent. Elle craint de ne plus être en mesure de payer le loyer et ses dépenses quotidiennes.

Episode 9: La femme et les fourmis rouges

Par Doeurn Chev

Souem Mao, mère âgée de 57 ans, vit désormais seule à Krung Tnorng dans la campagne au alentour de Phnom Penh. Elle travaille depuis maintenant 28 ans dans ce village. Mais le prix de la vie a augmenté donc elle doit travailler davantage afin de subsister à ses besoins. Elle passe notamment ses journées à arpenter la campagne pour récolter des fourmis rouges dans les arbres. Elle les vend ensuite sous forme de bouillon à ses voisins ou les troque contre du riz. Gagnant moins d’un dollar par jour, elle lave des plats et plante du riz pour compléter ses maigres revenus. Elle regrette de ne pas avoir assez d’argent pour rejoindre ses enfants partis vivre en Thaïlande. Malgré la rudesse de la vie, elle garde espoir grâce aux souvenirs de ses enfants et aux échanges quotidiens avec ses voisins.

Episode 8: Pas de grenouilles, pas de riz

Par Cheng Socheat

Touch Sokea, une femme divorcée de 34 ans est mère de deux enfants, originaire de la province de Kompong Speu. Sans aides financières de son ex-mari qui était violent, qui l'a quitté et s'est remarrié, Sokea attrape des grenouilles et des crabes dans la rizière pour vivre. En échangeant ces grenouilles contre du riz aux villageois ou en les vendant pas chers, elle peut à peine nourrir ses enfants. Sokea travaille dure et dépense le peu d'argent qu'elle gagne avec attention, car elle a un rêve : offrir à sa fille ainée des études. Elle ne veut pas que ses enfants restent sans éducation et vivent dans la pauvreté comme elle. Même si elle gagne moins d'un dollar par jour, elle est heureuse de vivre avec ses enfants et ne perd pas espoir grâce à eux.

Episode 7: Combat pour la vie

Par Chanrado Sok
Da, un homme de 25 ans, a quitté Svay Rieng, son village natal et s'est installé à Phnom Penh quand il avait 16 ans. Sa passion est la boxe. Il a commencé à apprendre cet art de combat dans un club qui se trouve dans le Vieux Stade. Un an plus tard, il disputait son premier match, mais sans crainte. Après de nombreux combats sur le ring, il est enfin devenu un boxeur professionnel, mais son salaire est insuffisant pour nourrir sa tante dans son village natal. Il a donc besoin de vendre du jus de sucre de canne dans la rue pour vivre.

Episode 6: Jour après jour

Par Leakhena Roeun

Vichet, âgé de trente-huit ans et père de quatre enfants, se bat depuis toujours pour la vie. Originaire de Kompong Cham, il s’est installé à Pailin il y a dix ans pensant y trouver une vie meilleure et un emploi. Mais ses conditions de vie restent précaires. Allant de ferme en ferme, Vichet parcourt les champs de tapioca à la recherche d'un travail pour le lendemain. Son salaire lui permet difficilement de nourrir sa famille, d'enoyer les enfants à l'école et encore moins d'avoir son propre lopin de terre ou d'acheter une maison. Son combat se poursuit jour après jour.

Episode 5: Guide Boy

Par Phally Ngoeum

Chre, jeune garçon de 12 ans est un guide. Vivant sur une petite montagne connue pour son conte de fées et l'histoire des Khmers Rouges, il guide les touristes locaux et gagne peu d'argent pour vivre. Après la mort de sa mère quand il avait deux ans et la migration de sa soeur en Thaïlande, il est la seule personne à s'occuper de son père malade. Sans éducation formelle, Chre sait que sa capacité à être guide est limitée. Malgré les nombreuses difficultés, il n'a jamais abandonné son rêve d'aller à l'école comme les autres enfants, et devenir un guide plus professionnel avec de meilleures connaissances.

Episode 4: The Hunter

Par Socheata Van

Dans un petit village de la province de Battambang. Savath, 33 ans, marié et père de trois enfants, part tous les jours de sa maison à 3 heure du matin pour chasser des rats. Nous suivons sa vie quotidienne, ses défis et son rêve…

Épisode 3 : La Dame de Pierre

Sud du Cambodge. Aux pieds de majestueux pitons rocheux, dans la poussière blanche et sous un soleil de plomb, Nuon s’acharne comme les autres à réduire la montagne en cailloux. Elle les charge dans de solides sacs de chantier qu’elle vendra 35 centimes pièce. Auparavant, Nuon avait une terre. Le paludisme a tout emporté : son argent, sa rizière, puis son mari. Elle projette de chercher un emploi à la capitale, Phnom Penh. Travailler dans la construction ou faire la vaisselle… Elle ferait n’importe quoi pour retrouver l’espoir.

Épisode 2 : Le coupeur de bambou

Thai et sa femme Ny sont installés dans la province de Banteay Meanchey, au nord-ouest du Cambodge, à la frontière avec la Thaïlande. Pour nourrir leurs enfants, ils vendent les bambous qu’ils coupent chaque jour au péril de leur vie dans les zones les plus minées du pays. Les décennies de guerre qu’a connu le Cambodge ont laissé des traces : outre le pillage des ressources naturelles qui servaient de trésor de guerre aux combattants, les forêts sont restées infestées d’engins explosifs.

Alors chaque jour avant de partir Ny adresse une prière aux esprits pour qu’ils protègent sa famille et que personne n’ait d’accident. Au bout du chemin boueux, les machettes claquent, les hommes crient en tirant sur les longues tiges de bambou. Pas un regard sur les panneaux rouge indiquant le danger des mines. Ils savent. (La difficulté pour ces intrépides, c’est que migrer, même illégalement, vers la Thaïlande voisine ou bien devenir ouvrier à la ville ne rapporte pas davantage.) Pour à peine 1$ par jour, ils continuent donc à couper du bambou en sachant que la mort les attend peut-être au tournant.

Épisode 1 : Le ministre de la papaye

Mao Bora vit et travaille à Phnom Penh, où il est vendeur de papaye. Malgré ses diplômes, son neveu Seng a du mal à trouver un emploi en province. Comme beaucoup, il vient donc tenter sa chance dans la capitale. Bora propose à Seng de l’accompagner et de l’assister. Il en profite pour partager avec lui son expérience et lui donner des conseils. Alors que cette rencontre est l’occasion pour eux de réfléchir à leurs chemins respectifs, ils essayent également de trouver des solutions à leur problèmes actuels.

Loin des clichés misérabilistes, “le ministre de la papaye” est avant tout l’histoire d’un homme plein d’énergie. Avec son sens de l’humour aiguisé et sa moto bariolée, Bora nous démontre que son enthousiasme et sa créativité sont les moteurs de son optimisme au quotidien.

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Actualité

26 mars 1013 - Au moment de la publication du portrait, la réception est virale sur les réseaux sociaux : la vidéo est reprise par des médias et influenceurs locaux, tels que Koh Santepheap Daily. Plus de 2000 “likes” sur leur post, 800 “shares” et 300 commentaires. En quelques jours, la vidéo est vue plus de 4000 fois sur Vimeo.

8 avril 2013 - Mao Bora est invité en prime-time sur la chaîne de télévision la plus populaire du Cambodge, CNC.

1er août 2013 - Asia Life Magazine publie un entretien avec Mao Bora où l'on apprend que notre ministre de la papaye a maintenant 12 employés sous sa tutelle. Il a également remplacé sa moto bariolée par un quad dernier cri.

Interview de Mao Bora
Roeun Narith

Roeun Narith est le réalisateur des deux premiers épisodes One Dollar.


Filmographie

Thnoat Chroum (1995), documentaire, 23 min
Les deux voisins (2008), conte filmé
Kiles (2010), long-métrage cambodgien de fiction
L’ermite et le tigre (2010), conte filmé


Vous pourriez être l'auteur du prochain portrait One Dollar.

Le réalisateur

Roeun Narith, né en 1967, est l’un des premiers cambodgiens formés à la réalisation après des décennies de guerre et le traumatisme du régime khmer rouge. En 1995, il participe en effet à l’atelier varan, sous la houlette du jeune réalisateur Rithy Panh. Il réalise son premier film documentaire, Thnoat Chroum, dans lequel il fait le portrait d’une veuve de guerre en charge de ses trois enfants, qui vit de peu et tombe malade sans avoir les moyens de se soigner.

Dans les années qui suivent, Narith sera formé par Rithy Panh pour devenir son premier assistant. Parallèlement, Narith expérimente des tournages étrangers (comme L’empire du tigre) et à partir de 2008 il se lance de nouveau dans la réalisation de courts et longs métrages. Il adapte par exemple des contes traditionnels cambodgiens interprétés par des enfants. Il dirige des films institutionnels aussi. One Dollar est l’occasion pour lui de renouer avec l’exercice du portrait et les questions sociales et économiques qui, à ses débuts, l’avaient conduit au cinéma.